VIVE LA RENTRÉE!!!!!

bizutage

En 2012, la journée d’intégration avait tourné à l’agression sexuelle à l’université de médecine de Lille II. Et c’est une vidéo choquante diffusée sur le net qui avait finalement révélé le drame. Cette fois, le doyen a envoyé un mail à tous les étudiants et à leurs parents.

C’est la rentrée dans quelques semaines… et les autorités de l’université de médecine de Lille II sont bien décidées à ne pas revivre l’horreur de l’an passé. Des bizuts excédés et ivres, s’étaient retournés contre l’un des chefs du bizutage, un élève de troisième et la vengeance avait viré à l’agression sexuelle. Quatre-vingts élèves avaient été mis en cause dans une affaire relevant du droit pénal.

Pour éviter un nouveau drame, le président de l’université et le doyen Didier Gosset, ont décidé d’alerter les jeunes et leurs parents par mail… et par les médias. Une façon d’annoncer aux éventuels agresseurs, que le moindre dérapage sera sanctionné. Que si la loi du silence a parfois prévalu dans des affaires de bizutage, ce ne sera pas le cas à la fac de médecine de Lille.

«Les élèves sont de futurs médecins. Ils sont destinés à soigner des gens et non pas à les agresser! Comment de telles pratiques peuvent être compatibles avec l’éthique et la déontologie?», s’énerve le président de l’université Xavier Vandendriessche. Sa colère est d’autant plus forte que des mesures de sensibilisation avaient été prises l’an passé: circulaire, débat en cours, information sur les peines encourues…

Bizutage sauvage

Mais, pour Didier Gosset, doyen de la fac de médecine de Lille 2, pas question de baisser les bras. La sécurité des étudiants doit être la priorité. Dans un premier temps, un rappel ferme de l’interdiction du bizutage a été adressée par mail à chacun des étudiants de 2ème, 3ème et 4ème année. Même ainsi, il a eu vent d’un «bizutage» sauvage qui se préparait via les réseaux sociaux. Alors, Didier Gosset a décidé de parler dans les médias, pour toucher les parents que l’université n’a pas moyen de contacter autrement. «Sans les médias, nous sommes un peu démuni pour les sensibiliser». Et cette année, des journées sportives d’intégration, encadrées par des professionnels, sont proposées en alternative… au bizutage.

Que faire lorsque que l’on est victime de bizutage

Les mesures anti bizutage se sont durcies depuis la loi Royal de 1998. La ou les personnes impliquées encourent jusqu’à six mois de prison et 7500 euros d’amende. Cette peine peut se voir doublée si les faits sont commis envers des personnes fragiles physique ou mentalement. Pour obtenir un conseil de manière anonyme, de nombreuses associations existent (CNCB, ACB) et le ministère de l’Enseignement supérieur met à disposition une liste de numéro vert. Enfin, il est possible de porter plainte directement au commissariat en cas d’agression subie ou en tant que témoin.

Article publié par le Figaro, édition numérique, du 18 septembre 2013

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